16 février 2008
POUR UN AMANT JOLI
Chers amis lecteurs et lectrices,
Je vous offre ce matin les mots délicieux d’Orchis-Mauve,
mais d’abord, je vous suggère de vous installer douillettement : vous aurez rarement l’occasion de recevoir autant d’harmonie en une seule dose.
Je vous souhaite un week end exquis
Pour un amant joli...
Je clorai tes paupière
Sur ton regard d’enfance
Aux couleurs d’aube claire
Et d’amande mêlées
J’écraserai tes lèvres
De baisers dévorants
Je les caresserai
d’une langue gourmande
Du bout de mes seins
Je ferai frémir
De caresses légères
Ta peau de bronze doré
Mes doigts se glisseront
Doucement, lentement
Sur ton ventre d’homme
Vers ta hampe en émoi
Et ce trésor souple
Si doux entre mes doigts
Deviendra arme dure
Prête à se dégainer
Je la baiserai
De ma bouche en corolle
Comme le papillon
Sur le pistil d’or
Je la butinerai
Je la dévorerai
J’en ferai un joyau
Par ma langue happé
Humide de désir
mon orchidée ouverte
Deviendra son écrin
De velours pourpré
Et tu crieras encore
Et tu prieras toujours
Et mes reins t’épuiseront
D’un Jouir divin
09 février 2008
une Demoiselle qui vaut le détour !
Mademoiselle rêve de liens secrets,
de lune de miel en milieu de semaine au coeur d'un hiver pas-de-d'eux.
Mademoiselle chasse ses sombres pensées dans le rouge de ses dentelles.
Mademoiselle pense au refuge cocon-douceur de ses bras,
aux sourires esquissés sans plus de contraintes.
Mademoiselle panse ses plaies d'espoir déçus sur la gamme des portraits esquissés,
petits bouts d'elle en Vous majeur.
Mademoiselle danse seule sur les notes lascives d'un corps-à-coeur anticipé, craint, désiré, ressuscité.
Mademoiselle a peur...
... d'aimer
© Cara Mia
20 janvier 2008
A la porte

Copyright © Arthémisia – décembre 2007
Je vous invite à aller découvrir l’intégralité de ce délicieux poème ici.
Chez vous, vous me gardez ?
Je voulais me sauver.
Dehors il fait si froid.
Que font donc là vos doigts ?
Mais, je vois cher ami
Que nous nous sommes compris.
Depuis longtemps il doit.
Qu’à mon corps en latence
De toutes les lourds crédits
Votre corps sera l’ardoise
Je vais vous détromper.
Vous me connaissez sage :
Lestement me glisserai.
Sur le canapé rouge
J’avancerai le buste
Et le corps tout entier
Ce départ si banal
Pourrait être plus osé.
Il faut que vous sachiez :
Monsieur, pourtant,
Le bleu de vos pensées.
En l’ayant dégantée,
Frôler de mon oeil gris
Vous tendre la main
Elégamment et, doucement
Vous dire simplement bonsoir
Je pourrais être vague,
Polie et résignée.
28 décembre 2007
où ?
J’ai le plaisir aujourd’hui de vous faire partager les mots doux d’Arthi.
Installez-vous confortablement, fermez les yeux..
Laissez vous bercer par la mélodie de ses mots ..
Je vous souhaite un beau voyage !

Faisons l’Amour sans bruit.
Oui, faisons le tout bas.
Refaisons le ici.
Faisons le encore là.
Ils étaient cent. Ils étaient mille.
Nous étions bien.
Nous étions deux. Dans le feu.
Hier pour rien
Aujourd’hui pour tout
Tu es nous
Au Beau milieu
De moi
Copyright © Arthémisia - décembre 2007
26 novembre 2007
vibrations ferroviaires
Vibrations nonchalantes du TGV...nous raconte Monsieur G...
Le paysage défile mais le paysage ne m'intéresse pas : je le connais déjà. J'ignore ce qui m'a pris. Un grain de folie. Je photographie en catimini les jambes de la voyageuse qui me fait face ! Une fille superbe, évidemment ! Et grande... Et avec une jupe très courte ! Une de ces filles dont les hommes discrets comme moi se disent que décidément, non, il ne faut pas rêver ! Lorsque je l'ai vue arriver dans le wagon, je me suis dit immédiatement que bien sûr, elle allait s'asseoir ailleurs. Mais non... Juste en face, là...
Salutations convenues, affairement, remuement de bagages, et les frous-frous de sa jupe à hauteur de mes yeux. Puis rien ! Lecture et yeux baissés, mutisme impénétrable...
Tu me regardes et ma vue s'exaspère.
Tu me regardes, mon cœur bat à une vitesse que tu ne peux imaginer. Mon souffle emplit ma tête, énorme, bruyant, mon souffle qui t'appelle, si seulement je pouvais te respirer !
Mes yeux passent sur tes joues… pourrais-je résister ?
Je viens d'acheter un tout petit appareil numérique dont l'objectif peut sortir de son logement et au bout de son câble il remplit son office selon des angles impossibles. Je me suis mis en devoir de l'examiner, ostensiblement puis à compulser hypocritement le mode d'emploi. Tandis que sur mes genoux l'objectif en goguette pointe discrètement sur ceux de la voyageuse... Sur mon petit écran je vois tout ! De temps à autre, j'appuie sur le déclencheur. Se doute-t-elle ? Pas un mot... Juste deux ou trois regards, souriants...
Ta peau attire mes regards, qui tournent autour de toi, comme pour te respirer, mes yeux caressent ta nuque, lapent ton cou, j'aimerais tant m'en délecter.
La jeune dame s'agite mollement, change de position pour caser ses jambes interminables qu'elle croise et décroise sous la tablette tout en continuant sa lecture.
Je n'en peux plus... Alanguie, étourdie, consentante, je chavire, tête en arrière, je croise et décroise mes jambes, l'intérieur de mes cuisses, à la peau douce, fine, satinée... l'intérieur de mes cuisses, sais-tu à quel point il est mouillé ?
A l'abri des regards, mais devant mon objectif, sa jupe remonte m'offrant la vision de ses cuisses, de ses bas qui crissent lorsqu'elle bouge et de ses infimes dessous...
Et si tu faisais rouler un de mes bas ? Et si tu soulevais ma jambe ?
Passe ta joue sur ma cuisse douce ! Tes mains, ta bouche, tout ce que tu veux... Caresse, embrasse, remonte, oui, remonte très doucement à la naissance de ma cuisse... Respire mon parfum, l'odeur de mon corps ne te rend-elle pas fou ?
Curieusement ce qui me trouble au moins autant que ses ombres secrètes, ce sont ces regards mutins et innocents qu'elle m'accorde de temps en temps, tandis que ses dessous prennent une autre pose !
Mes courbes affolantes t'auraient-elles fait oublier le creux de mon genou ? Oh viens le caresser, pour toi n'y ai-je pas déposé une goutte de parfum ?
Au terminus, pressés comme tout le monde, nous nous sommes souhaité une bonne journée. Sans plus...
Si ce n'est son sourire. Et sa main, furtivement posée sur la mienne à la descente du train...
Ma main qui te frôle délicatement, ingrat, refuserais-tu d'y rendre hommage ?!
avec la complicité de l'Éronaute....


