tout simplement

à toi

16 mai 2008

allumeuse ou exploratrice ?

PICT2109

Sur son blog, Françoise Simpère parle (je la cite) de "cette réticence à aborder l'autre, une timidité liée à l'éducation, à la peur du qu'en dira-t-on et surtout à celle de se faire éconduire: prendre un rateau, quelle horreur! "

Eh bien moi, ce que j’ai pu remarquer, globalement , c’est que c’est pas moi qui rétice à aborder l’autre, c’est l’inverse. Et je ne parle pas que des hommes.

J’ai un vrai grand souci avec mes cinq sens. C‘est comme si ils étaient format XXL . Je suis ....comment dire… une débordeuse. Voilà, c’est çà : je déborde.

Alors c’est vrai que ma famille m’a fortement suggéré de ne pas la submerger avec tout çà. De me contraindre, de comprimer, de retenir.

De ne pas faire.

Ne même pas dire.

Chez ces gens là, faut pas dire ouh la la faut pas dire tout çà ! Çà fragilise çà implique çà expose çà fissure ! Bouh ! çà n’se fait pas !Si tu dis çà, que va-t-on penser de toi ?

Je me demande si la vraie question ne serait pas plutôt :

Si je fais çà, que vais-je penser de moi ?

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10 mai 2008

confession nocturne

Je la sentais.

Elle, je la sentais, sur ta peau, derrière ton front, entre nous deux, tout le temps. Je la sentais.

Par moments, cela me faisait une brûlure lancinante à l’intérieur. Alors je fermais les yeux, je respirais doucement, et je partais en apesanteur, jusqu’à ce que la douleur s’arrête. Mais çà ne s’arrêtait pas. Les yeux fermés, c’était pire : je vous imaginais. Je la voyais te toucher, t’embrasser, et je voyais tes mains sur elle, cela me faisait un mal de chien, un putain de mal de chien ! Alors je me recroquevillais. Je me terrais dans l’image de toi, dans ta présence à elle qui était devenue ton autre vie. Je me mettais à courir, je courais jusqu’à perdre haleine, pour ne pas pleurer, pour ne pas hurler, mais je hurlais quand même, je hurlais longtemps, un cri transparent, inaudible, pris dans le fracas du vent.

Et puis un jour, je suis venue.

Je revois ta gêne lorsque tu as ouvert la porte. Elle, je l’ai aperçue immédiatement, silencieuse, tassée sur le canapé. Elle avait compris. Les femmes ont un sixième sens, pour çà. Tu t’étais mis à parler beaucoup, avec de grands gestes et de grands rires. Votre gêne était palpable. J’ai refermé la porte.

J’avais le choix : être furie, et te perdre, pire, te blesser

ou bien être consentante.

Mieux : efficace.

Je t’ai pris par la main, et je me suis approchée d’elle, nonchalamment, je t’ai invité à t’asseoir entre nous deux. Je la regardais. Je regardais sa peau dorée, et toi anéanti à côté d’elle. Elle avait un corps sublime, stupéfiant, un corps libre à portée de toi. La lumière du ciel arrivait du dehors en cataractes de transparence pure, dans des trombes de silence. Tu étais sur le qui-vive, tu ne savais pas si je jouais ni si j’allais mordre, j’aimais çà, çà me donnait un sentiment de puissance qui l’espace d’une seconde a effacé toutes les brûlures des jours précédents. Je me suis penchée vers toi, j’avais tellement envie de t’embrasser, tellement envie, mais j’attendais un geste de sa part, j’attendais je ne sais trop quoi. J‘ai glissé une main sur ta cuisse en l’invitant du regard à en faire autant, alors elle s’est mise à t’effleurer timidement. Les battements de mon cœur faisaient un bruit assourdissant dans ma tête, et lorsque sa main s’est posée sur toi j’ai eu très chaud, j’observais la reptation de ses doigts sur ton genou, sur ta cuisse, sur la fermeture de ton jean. J‘ai eu envie de la griffer, de la gifler à toutes volées, au lieu de çà je me suis approchée hypnotisée le désir aux yeux les narines dilatées par ton odeur troublante, tellement troublante que j’en étais troublée

et j’ai descendu ta fermeture éclair…

marguerite2

Dites moi si çà vous plait et si vous voulez que je vous raconte la suite..

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04 mai 2008

une petite question

De tous mes élèves, tu étais le plus tranquille.

Je te revois au sein de ma classe d’adolescents, le seul à rester dans ton coin sans faire de bruit, et moi, votre prof de français vive, passionnée, parfois passionnante..

Je te revois encore, avec tes boucles sombres, serrées, tes yeux clairs qui me parlaient souvent, et cette façon que tu avais de répondre aux questions par d’autres questions. Je crois même que quelques fois tu t’es révolté, tu croisais tes longs bras dans une moue provocante, tu me fusillais de ton regard bleu qui en devenait gris.

Je te savais intelligent et sensible, et tu partageais avec moi un amour profond, une passion rare et authentique, de cette authenticité qui sourdait de toi comme un parfum ivre, tu aimais les livres, tu lisais encore et encore, je te voyais t’absorber à petites doses de cet assemblage de mots comme d’un labyrinthe à explorer méthodiquement, à pénétrer totalement... oui, nous partagions cette même passion, mais nous la pratiquions différemment. Là où j’étais capable de dévorer trois ouvrages, toi tu ne déchiffrais que trois pages. Tu les ressassais, les savourais, les pressurais. Tu en explorais chaque recoin. Tu les faisais rouler dans ta tête, comme tu l’aurais fait d’une baie sur ta langue pour t’enivrer de son jus et de sa chair.

Nous partagions cet amour là.

A la fin de l’année scolaire, il y avait eu une petite fête. Ta présence, plus sûrement que celles de mes collègues professeurs, avait peuplé ma soirée.

Je t’ai invité à danser. Oh ! Je revois ton air désolé.. " je ne sais pas danser ". Je t’avais entraîné pourtant, tu étais gigantesque à côté de moi et me hissant sur la pointe des pieds je m’étais pendue à tes épaules, au bleu tendre de tes yeux, à la peau délicieuse de ton visage, à ton rire, aux balbutiements de ta voix grave.. Tu m’avais ramassée à pleins bras, comme une gerbe coupée. Si tu savais comme j’ai eu envie de toi ! tellement envie que tu te verrouilles à moi, l’espace d’une danse d’une heure d’une nuit être ta petite femelle, ta petite pute, tellement envie que tu viennes me célébrer, légère et impétueuse,

et toi tout timide emberlificoté maladroit qui ne devinais rien , qui ne devinais pas mes frissons mon émoi d’avoir tes grandes mains ainsi posées sur moi, tu ne devinais pas mon désir de toi et que pendant que tu riais jeune maladroit je m’ouvrais je m’ouvrais je t’appelais si fort !

mais toi, dis moi, quelle était ta prière ? Recevoir toute la nuit du plaisir à mourir ?

Je n’ai pas résisté, folle que j’étais .. je me suis débrouillée pour que tes pas me portent dans un coin sombre à l’abri des regards

Je n’ai pas résisté folle que j’étais .. sur la pointe des pieds j’ai serré ton beau visage entre mes mains pour que ta bouche ne se trompe pas de route

j’ai bu sur tes lèvres le suc de ta jeunesse

caressé de ma langue l’intérieur de tes joues

savouré ta salive à petites goulées

et le cœur en morceaux je t’ai repoussé, docile et maladroit

C’était il y a longtemps ..

Dis moi, cher élève solitaire, es tu toujours aussi timide ?

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30 avril 2008

ta langue de serpent

Fleur82

Je venais d’écarter les jambes, de déployer ma géographie intime, mon chardon s’était fait pivoine, une fleur veloutée, charnue, feuilletée, mais je ne voulais pas que tu viennes,

pas tout de suite,

pas si vite,

je voulais que tu me caresses d’abord avec tes yeux, avec ton regard gourmand,

avec tes doigts ensuite, autour de mes chevilles, lentement, qu’ils remontent sous les creux poplités de mes genoux, que tu t’attardes sur mes cuisses de chair tendre, que tu me grises de frissons, que tu atteignes mon ventre lisse, que tu t’y attardes, et dessous aussi, que tes mains se glissent, enrobent mes deux pamplemousses roses pendant que les mouvements de mon bassin achèveront de te bouleverser,

je veux que tu te débattes, que tes mains soient complices de ton supplice, que tu navigues de gauche à droite sans encore t’échouer,

je veux que tu me veuilles, désespérément,

et qu’au moment où tu te blottis enfin entre mes cuisses béantes, tu rencontres sous tes lèvres mon petit animal odorant, serré, luisant,

je veux que tu attendes, immobile, à le humer sans bouger, jusqu’à ce que je t’attrape, jusqu’à ce que je te supplie,

je veux qu’alors tu me manges, que tu m’ouvres avec ta langue, je veux que tu vois par toi ma végétation se partager, mes rives douces et mouillées s‘ouvrir, je veux que tu te promènes que tu rentres que tu sortes le long du pli, lentement, méthodiquement, je veux que tu me disjoignes, avec toute ta bouche, avec tes dents, que tu te fasses gourmand gourmet glouton enfiévré exigent, je veux que tu remontes à l’intérieur mon Dieu ! Je veux que tu me rendes folle ! et que tu deviennes fou, et que tu n’en puisses plus que tes doigts me déplissent me déploient s’offrent à la béance de mes lèvres avides et que tu ailles même là où je ne te le demandais pas, je veux que tu m’habilles de ta salive tiède, de ta bouche moelleuse, ton adorable bouche, la musique de ta bouche, et je veux que ta bite mélomane se tende encore au moment où je hurlerai ton nom au ciel stupéfait !

© Vallisnéria

Posté par VALLISNERIA à 22:44 - mots (les miens) - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 avril 2008

sourde

Tes mains tu les plaques sur mes oreilles pendant que dans ma bouche tu engouffres le bel aviron qui t’est venu. Je sens sur ma langue ta peau qui se lisse au fur et à mesure que tu m‘emplis la gorge. Je me délecte de ce gigantesque Carambar doux et sucré, j’ai peur déjà que ma bouche ne soit pas assez grande, lorsque tu me dis ....

-  ......

Allons bon. Avec tes grandes paumes chaudes sur mes oreilles, j’entends rien ! Je m’extirpe à grand peine de ma délicieuse sucerie, me dégageant en même temps de la chaleur de tes mains.

- kess tu dis ?

- je disais que moi aussi je veux te sucer.

- ah ?

- ben oui. Ya pas de raison que yait que moi qui prenne mon pied.

- mais t’es pas le seul à prendre ton pied ! Bon, écoute, là chui occupée. On reprend cette intéressante conversation après, d’accord ?

C’est vrai, quoi, tout de même. Purée, je n’aime pas être interrompue, après je ne sais plus où j’en suis ! pfff.. ah oui.. ton odeur.. fermer les yeux pour mieux te respirer ....misère…. et mes doigts qui perdent la tête à caresser ton petit bedon et à s’éparpiller sur le lit frisé de tes poils noirs ! regarde !! regarde comme je suis mouillée ! c’est toi qui me mouilles !! Et tu oses prétendre que tu es le seul à prendre ton pied ? Allez viens que je te gobe, c’est géant tu sais d’avoir en bouche un truc pareil, hmmmmm j’en ai la chair de poule !! 

Suce !! suce, ma langue, suce, petit animal affamé ! Gorge toi de cette anastylose sublime !

et pendant que je te déguste comme une friandise

que ma langue se déploie le long de ta mentule,

l’enrobe de son sirop

moi

agenouillée comme çà devant ton bâton

dans un cri d’une douceur obscure

je me mets à jouir sans pouvoir m’arrêter.. enfin, sans pouvoir m'arrêter, c'est une façon de parler..... au fait, tu me proposais quoi, tout à l'heure ??

Posté par VALLISNERIA à 21:23 - mots (les miens) - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 avril 2008

pour lui

J’imagine tes yeux qui s’allument

j’imagine tes yeux quant ils se portent sur moi

tes yeux bruns comme du Gerschwin

comme des étoiles au ciel almoravide

j’imagine que j’essaie de parler

mais comme tu me tais avec ces yeux là !

tes yeux parfaits tes yeux peints

comme le rire pour la bouche

j’imagine ce ravage qui ne veut pas mourir

te regarder parfois de haut en bas me déchire

j’imagine tes regards à perte de vue

lumière noisette en moi mourante et morcelée

ce ciel qui disperse qui fait mes veines nues

qui demeure dans ma peau de désir renversé

J’imagine que je te vois et que tu me touches

je sens alors quelque chose de pâle sur ma bouche

une ombre dans mon ombre un écho dans ma voix

J’imagine tes doigts qui courbent mes hanches

qui font saigner mes lèvres sur la lune blanche

j’imagine que tu me tiens contre ton ventre dur

que tu m’enivres en peignant ma peau à tes murmures

que tu ré-inventes mon corps dans mes sens brisés

J’imagine mes mains qui frémissent

de tes mains qui me touchent

tu caresses ma peau et j’écoute la tienne

J’imagine que tu viens sur moi tu viens

j’imagine que tu me tends

que tu demeures en moi qui renais et qui meurs

que tu mues et remues jusque dans mon ventre

que tu laisses venir la mer haute et lente

interminable marée dans un bruit d’éclat d’ailes

j’imagine que tu te verses en moi

que le temps s’arrête comme un sang qui fait grêve

que je me déchire dans le cri qui résume

ce cri

un mot

ton nom peut-être..

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your silence' noise

sarracenia_fleupsittacina

élève un peu ta voix que je voudrais entendre..

élève un peu ta voix, cette voix grave …et tendre

souffle vers ma maison ton haleine sonore

ta voix ouvre mes voies, que je l’entende encore !

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31 mars 2008

jme rappelle

bougie1quelque chose de chaud, dedans, tout au milieu de moi

quelque chose qui gonfle, qui me remplit, est-ce toi ?

est-ce l’odeur musquée de ton eau de toilette?

est-ce celle de l’encens qui fume tout doucement ?

est-ce la voix de Clapton et son "River of tears" ?

j'me rappelle, mes mains se sont mises à trembler

la nuit était tombée la bougie s’est éteinte

j'me rappelle mes yeux se sont fermés

j’ai peur j’ai froid j'me mets à frissonner

tu es tout près de moi envie de te toucher

mais je ne bouge pas je n'peux plus respirer

et lorsque ta main s’est posée sur ma cuisse

mon corps n’a plus compris ce que disait ma tête

tes doigts sont remontés comme une traînée d’étoiles

tes mains sur mon ventre çà m’a coupé le souffle

laisse les sur ma peau ne les décolle jamais

j'me rappelle cette blessure cette joie inaltérable

quand j’ai glissé sur toi tu t’es glissé en moi

j'me rappelle des frissons tout le long de mes bras

et dans mon ventre toute cette effervescence

ces bulles qui explosent dans un pétillement

j'me rappelle de tes mouvements entre mes hanches

de tous tes mots en -che bouche touche cherche

je me rappelle de ce moment où sans déchirement

ton corps est là en moi il n’y a pas d’autre choix

je peux enfin, enfin me demeurer fidèle

ton corps est là en moi le reste n’existe pas

je vais mourir c’est sûr je n’y survivrai pas

© Vallisnéria

(pour écouter "River of tears" cliquer   ICI )

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30 mars 2008

dans son nid

elle était là, toute mignonne, racrapotée

je l’ai prise au creux de mes mains, et tout doucement je l’ai bercée

c’était si bon, tu sais, de sentir sa tiédeur me gagner pendant que je la regardais….

Mon Dieu, comme elle était belle, nichée dans son petit nid douillet, comme elle était douce à caresser..

douce et en même temps pulpeuse sous les doigts ..

Mon Dieu, comme elle me faisait vibrer lorsqu’hésitante encore, elle frémissait sous mes caresses ..

Comme je me suis mise à trembler, quand elle a commencé à se dresser, toute fière !

................chhhhhhut ….. approche toi..

Il faut que je te dise quelque chose..

oui.....

                      ..... ferme les yeux.....

                                                  .......... écoute moi…….

quand tu te coucheras sous la couette, bien au chaud, avec une pensée sur le cœur et une couverture par-dessus,

quand la fatigue te prendra et que tes paupières se fermeront

je me faufilerai jusqu’au mitan du lit,

je me glisserai jusqu’au mitan de toi,

jusqu’à ton hochet doux

je l’attraperai

avec mes lèvres

et je le téterai

longtemps

longtemps

longtemps

je sucerai ton petit bout

royal

comme on suce un bonbon

pendant que mes doigts enchantés

s’enfouiront dans ta toison brune

caresseront ta peau

tiède

là aussi

et là

oui là

à cet endroit que je ne nommerai pas

tu sentiras mon souffle chaud

et le bout de ma langue

au moment où ma bouche

gourmande

suivra le chemin de mes doigts

et je resterai comme çà

emplie

du désir de toi

et tes joujoux

je les bercerai dans mes paumes en corolle

jusqu’à ce que tu t’endormes

dans_son_nid

miam !

hein, les filles ?

Posté par VALLISNERIA à 20:18 - mots (les miens) - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mars 2008

un mec comme çà

Mes talons claquent joliment sur le bitume parisien, dans le regard des passants je me trouve belle.PICT2443mur_des_jtM

Tu es là, tu es venu au rendez-vous que je t’ai donné devant le square au mur des je t’aime. Tu me fais la bise, puisque c’est comme çà qu’on dit. La bise. J‘aime pas ce mot, il claque comme un vent froid, alors que tes lèvres sont toutes chaudes à ma peau, douces et poivrées.

Tu es habillé de vert, ou alors c’est du bleu comme tes yeux, une couleur douce en tout cas, aussi douce que ta peau douce comme je l‘imagine.

Le truc, c’est que tu me plais, et qu’à chaque fois que je te vois, mon cœur s’envole.

Tu me proposes un verre dans un pub que tu aimes, "intimiste" comme tu dis. Çà me va tout à fait.

Tu as des yeux ensoleillés, j’aime quand tu me regardes, çà tombe bien t’es assis en face de moi et tu ne fais que çà : me regarder. Regarde moi encore et encore, regarde moi ..donne moi des morceaux de soleil, t’arrêtes pas !

Tu me dis des mots, des mots comme des bijoux, et je me recroqueville pour me lover dans ta voix, si seulement je savais ronronner fare la fusa, purée tu me plais, est-ce que tu le vois çà ?

parle moi, je te promets que je ne bougerai pas, d’ailleurs je suis tombée en silence, regarde, accrochée à tes soleils,

j’ai envie de toi,

j’ai envie de ta bouche qui s’ouvre comme un fruit pulpeux quand elle se pose sur le bord de ton verre, qu’est-ce que çà pourrait bien faire sur ma bouche un beau fruit pulpeux comme çà ?

Tu me dis que tu aimes me voir me parler me regarder m’écouter, tu me dis que t’es amoureux de mon âme de mes mots mais mes mots c’est mon cœur c‘est moi !

tu me dis que t’as peur

que t’es pas amoureux de moi,

mais bon sang

qu’est-ce que tu veux dis moi,

vas-tu me dire ce que tu attends de moi ?

Posté par VALLISNERIA à 05:07 - mots (les miens) - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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