29 avril 2008
mâtin !
A mon réveil, tout à jeun,
creux au ventre, je mangerai
ton petit cul tout rond
je le prendrai, l'avalerai,
en bouche, deux brioches,
je te goûterai
je pourlécherai dessus
ce joli sucre à gros grains
craquant, fondant, fin plaisir
de ma langue je tartinerai la mie à l'odeur d'oeuf,
de fleur, d'oranger, d'interstice,
je te miellerai, précieux butin,
abeille ouvrière
je t'ouvrirai, t'écarterai, doucement, fermement,
te fourrerai, de crème,
de chocolat et de beurre tendre
je te pétrirai, longtemps,
te roulerai entre mes doigts, mes mains
Il faudra que cet appareil atteigne
le point précis de l'émulsion, du non-retour,
l'intime entremêlement de tes chairs, ta peau,
ton odeur simple, et toutes mes douceurs.
Je te laperai, te haperai, t'avalerai
plus une miette...
aucune particule de tes fesses ne réchappera
jamais
de ma bouche,
ne sortira de mon estomac...
tu seras bue, mâchée, déglutie,
tes molécules, ton sexe, tout en moi,
digérés
ta moelleuse vapeur fera mon sang nouveau,
coulera dans mes veines,
renouvellera mes liquides, mes humeurs,
jusqu'à mes plus intimes
Et par dessus ce long émoi en bouche, ce souvenir puissant de toi,
une lente, savoureuse lapée
d'un café qui fume.
Je ne les aime pas !
elles sont trop rondes
trop grosses trop tout !
Je ne les aime pas
lorsque je me cambre les reins
et qu’elles débordent de ma culotte !
Regarde les, purée !
Deux hémisphères à elles toutes seules
mais toi
pourtant
qu’est-ce que tu fais... ?!
Tu les malaxes tu les pétris ?
Tu les écartes ?
tu les remplis !
Tu les empaumes ....tu les pourlèches......
et de ta flûte tu vagabondes
le long de cette fente béante!
Tu les ouvres comme un fruit juteux...
regarde !! mais regarde les !!
comme elles s’ouvrent ces salopes !
comme elles veulent que tu les tiennes...écartelées !
demain ..demain je serai différente, indifférente, froide, calme et posée, oui oui demain je serai tout çà je serai morte mais là tu vois, là je suis pleine, pleine de désir de hâte j’ai chaud j’ai froid, je ne sais plus ce que j’ai à force de ne pas t’avoir !! elles et moi tout ce qu’on veut tout ce qu'on veut c’est être un animal un rire un cri une envie l’envie de toi !!!! On veut que tu nous baises baises
baises-moi !!!!!
22 avril 2008
comme je te veux ....
...je me demande, je crois, gourgandine, masquée, nue, toi tout entière et mon rêve de femme facile, à baiser.
Baiser, c'est quoi, c'est avoir envie, et tenir la rampe. C'est l'envie de toi, de toi ou de ton cul, qu'importe, c'est toi, ton minou à brouter, ta fine ligne de poils fins, qui se terminent en fente, en ouverture, en trou, en monde. Toi, toi, toi. Tu es réduite à ta béance, qui t'ensorcelle, et qui te mange. Ton corps fendu, trou noir qui t'aspire. Bouteille de Klein, pas d'envers, pas d'endroit, y rentrer c'est sortir, en sortir c'est y revenir. Où commences-tu ? Ou t'arrêtes tu ?
Baiser, c'est prendre tes mains, dans la rue et glisser la droite, l'adroite, dans mon froc.
Baiser, te voir, t'avoir devant, près, trop près, tes yeux dans mon nez, ma bouche, tes cheveux, ton oreille. Mordre et ne rien voir que le grain de la peau. Même pas. Voir du Picasso là où rien n'est peint, tout déformé, trois yeux, la bouche sur le front. Demoiselles d'Avignon. C'est toi, trois femelles à la fois, et surtout celle là qui n'a plus de visage, qu'une lame froide, un masque où l'Afrique ancienne nous vaudouïse. Grigri, tu es grigri. Es-tu cette fille d'Avignon ? Celle qui est dans mon lit ? Es tu celle qu'un jour j'ai emmené au Dom et que j'ai si gentiment enfourrée ?
Non, tu es celle de cet été. Un soleil. De l'amour dans l'eau froide. Tu es celle que j'ai inventé et qui existe. Une fille au seul prénom, jupe relevée dans un parking, dans un sous-sol, et tous ces gens qui passent, pensent à leur ticket de sortie, ne voient pas, rien.
Comment ne voient-ils rien ? Sommes nous invisibles ? Pourtant, tu gémis, tu es au bord, je vais te tenir. Je te tiens. Rien. Ils passent, dans leur voiture et par la fenêtre ouverte, tu me suces, le gland bien lêché, lustré, aspiré, deux fois...
Tu es cette gitane, cette espagnole, cette brune. Oh, Lucifer, mais laisse moi, allez, laisse moi, une fois, déchirer la robe. Es-tu l'oeuvre de Dieu, la part du diable ? Tu es le diable dans un paradis. Thank you Satan.
Esmeralda. Piquante. A personne. Et a moi, là. Et quand tu bois à la paille, misère ! Je meurs.
Je meurs en moi. En silence.
Je te veux comme cela.
Tu me veux, eh bien, prends ! Sers-toi ! Regarde moi mon front ma taille mes cuisses, enlace mes hanches glisse sur mes genoux, tiens moi tiens moi avec ton regard ton regard qui me fait rougir qui me fait chaud, regarde moi
ne baisse pas les yeux
ne parle pas approche toi et prends mes mains est-ce que tu sens comme elles sont froides touche les touche les pour les réchauffer pour que çà m’électrise touche les pour me couper le souffle
Entraîne moi où tu voudras tu me veux eh bien prends ! Sers-toi !
Remonte mon chemisier sur mon cou brutalement prends mes seins dans tes mains dans tes mains avides mes petits animaux tout chauds comme à peine nés nénés qui palpitent dans tes paumes dans ta bouche prends les l’un après l’autre je n’arrive plus à bouger je n’arrive même plus à respirer, je crie sans un cri tu me fais crier crier !
Je tombe je tombe mais tu me tiens par ton regard par tes mains par la taille tu me cambres, tu me tètes le sein propulsé dans ta bouche
tètes le suce le ne t’arrêtes pas !
Ta bouche maintenant pose ta bouche au milieu de moi qui ondoye à ta rencontre insinue le bout de ta langue ta langue précise insinue la au milieu de moi consentant !
viens, viens ! Viens cherche mes petits paquets de larmes mes petits paquets de désirs cachés partout dans mon corps viens faire éclater mes petits paquets réveiller mes méprises mes surprises fais moi rire et pleurer devenir grande me dilater mettre tout mon plaisir exploser pour y mettre tout mon chagrin de n’être que ce petit paquet que tu veux que tu prends sans même m’embrasser ..
© Vallisnéria
et comment que je te veux !
et comment que je vais me servir, me rassasier, tu vas voir..
et comment !
Tout, tout en bouche, tout prendre, tout embrasser, tout lécher, tout engloutir
tu verras !
(cliquez sur le lien pour découvrir son blog tout nouveau tout beau )
18 avril 2008
connivence
Connivence. C’est un joli mot !
Connivence, donc.
Il suffit que je le répète en boucle avec les yeux fermés, et çà y est, j’ai envie d’enlever tous mes vêtements !
Co-nni-vence.
Il tombe une petite pluie fine et douce, le trottoir brille, çà sent tellement bon la pluie, hmmmmm..
Tu le sais toi hein comment c’est une fille qui aime les odeurs ? Une fille qui aime se mettre toute nue sous la pluie, hein tu le sais ?
Connivence..
Regarde ! Regarde comme je suis rouge au-dedans, comme une figue sucrée !
Réchauffe toi à moi, à ma peau ambrée, viens, viens ma connivence, laisse toi déboutonner, laisse moi te renifler toi à l’odeur de pluie,
découvrir ton menton et ton épaule ronde, et enfouir mon nez là, juste au creux de ton cou,
dans ce petit endroit où bat la veine de la
connivence
Laisse moi ouvrir ma paume sur la peau de ton bras, sur le creux de ton coude si doux qu’on en mangerai !
D’ailleurs, je ne me gêne pas !!!
Je le léche et le mords, il est tiède, odorant, hmmmmmm, de la brioche de connivence….
un sacré amuse-bouche !
Maintenant,....
..............si on passait à tes doigts ?
Vallisnéria
Je te convaincs.
Avoue, confuse, que ton con est perdu
Tu le contiens, je le connais
ce sont mes mots doux et durs qui l'ont saisi
ma voix de confiance qui le rend compromis
compote
commissure
commité
complicité
et n'oublie pas compromis, chose due.
© Joueur de Flûte
je ne vous mets pas le lien, puisque son blog "Trois désirs tressés" : pfouiiiiiit !
JDF est en train de se refaire une beauté pour nous revenir AILLEURS très bientôt !
07 avril 2008
je viens
tiens moi la main
et viens.
Nous allons dans notre monde. Celui où nous avons vécu déjà longtemps, te souviens-tu ? Nous étions beaux et très jeunes. Totalement confondus.
Tiens moi la main, nous partons. Retrrouver l'odeur des sapins et de la mousse, connaitre l'eau qui court et les framboises écrasées sur ta peau douce. Allons.
Dans notre petit chez nous, notre pays tendre et sûr, nous avons construit des milliers de cabanes, en branches d'arbre, en feuilles de palme. Nous avons dormi à l'ombre et plongé dans la blancheur du soleil, sucé des écorces pour en faire des sifflets. Frêne et noisetiers. Mangé des beignets de peau, des chevelures offertes, de la confiture de seins et de cou. Bambou d'amour, abricot de plaisir.
Ce fut un temps peu raisonnable, hein ? Tu étais une poupée de son, une poupée jolie, joues rosies et bouche affamée. Incarnat. Appel du loup. J'étais le loup et le mouton, le renard et le héron, la grenouille et le corbeau. J'étais en amour, futile, et désordonné. Indéfini.
Nous nous superposions. Transparence et création. Nous uniques et mélangés.
T'en souvient-il ?
Viens, repartons. Je prends un baluchon et allons. 20 ans c'est demain, c'est devant.
Je m’en souviens parfaitement. Nous nous retrouvions à l’orée de la forêt. Je me hissais sur la pointe des pieds pour t’embrasser. J’avais déjà tellement envie de toi, est-ce que tu t’en rappelles ? Je suis sûre que oui. Mais toi tu jouais, joueur que tu es. Tu me faisais languir. Oh çà, t’as toujours su faire !
Les baisers, je te les volais. Je ne voulais pas être raisonnable, je ne voulais pas être respectable ! Je te voulais toi. Toi toi toi à vitesse interdite !!! Toi, tes yeux gris et mon souffle coupé. Toi, tes longs doigts et mon cœur en danger.
De tes belles mains chaudes, tu me hissais vers le bord du monde. J’avais mal au ventre, de cette douleur d’avant l’amour. Repliée sur mon chant intérieur je me retenais de te toucher avec extase. Je marchais devant toi, je caressais les arbres, leur écorce rugueuse. Je les touchais, arrêtés et patients nous faisions face au ciel ces arbres là et moi. Et tout au creux cette petite peur délicieuse,
à quel moment viendrais-tu me prendre ?
Je ne le savais pas.
Et je t’aimais aussi pour çà.
Derrière moi tu suivais le mouvement de ma jupe ample, et cette jupe, je la voulais quitter, en corolle à mes pieds.
Alors je glissais de délice en délice, je suçais tes mots, je me faisais une guirlande de tes regards. Et mon désir se répandait avec de petits sanglots.
L‘endommagement était commencé.
29 mars 2008
portrait de la joueuse
écrire ou faire l'amour - deux.
Sur des mots, on entend de la musique
sur ton corps je pose mes lèvres
J'écris comme parfois je fais l'amour... Des phrases longues, des phrases courtes, et surtout surtout de l'arythmie, jamais trop longtemps le même assemblage de croches, de rondes, de soupirs. Des mots caressants, des mots crus, des mains qui claquent et mes doigts qui caressent. Je pénètre un langage, un intérieur secret, et je ne vois rien. J'ouvre des yeux que j'invente au fur et à mesure, je fabrique des sensualités qui n'ont jamais vu le jour. Ma plume est douce, longue et tendre, docile.
Elle court.
Toute seule.
Sur le papier de ta peau.
Un mot, la voilà toute en encre. Elle vole, elle surfe. Plongée. Apnée.
J'écris et je te fais l'amour, un amour profond, sincère et démesuré.
Je commence par en bas, en même temps que par en haut. Mes mains dans tes cheveux te serrent, je baise à la source, j'aspire le lait. Je continue ou je m'arrête, et parfois je goûte le bonheur d'être par toi rondement mis en bouche.
Je commets quelques maladresses, des erreurs de langue, un manque de doigté. Ce n'est que de l'habitude. Du travail, de l'expertise mal prise en main. Du travail, du travail. Faire l'amour ne s'invente pas. Je te sculpte, beauté. Tes seins, tes fesses et ta femelle entrouverture. Fente, fendue, partagée et césure à l'hémistiche.
Le style est de la façon.
Je publie les instants de ton corps.
Le moment où tu cries, où tu dors, où tu jouis.
J'écris comme je te fais l'amour.
Un jour en prose l'autre en poésie.
Je te ferai cet amour de plume, cet entremêlements de corps et de mots, cette puissante et profonde connivence, de la confusion. De celle qui ne se comprend qu'en l'ahanant.
Je le ferai, roman d'un soir qui occupera toute ma vie.
il y a des moments où j’ai envie de me casser le désir, d’arrêter de te considérer comme un pain tout chaud sorti du four.
des moments où, toute embarrassée de ma peau, quelque chose en moi se fane,
quelque chose s’étiole sous la trace de l’absence de tes baisers
il y a des moments où je ne vois pas sous quelle forme la vie me parle,
et puis
tu arrives,
tu commences par en bas, tu commences par en haut, tes mains dans mes cheveux me serrent, tu baises à la source, tu aspires le lait,
tu goûtes le bonheur d'être par moi rondement mis en bouche,
tu commets quelques maladresses, des erreurs de langue, un manque de doigté,
tu touches tu cherches
tu sculptes mes seins, ma femelle entrouverture,
tu publies les instants de mon corps,
alors
je sais
je sais que la vie te ressemble,
la vie comme un voyage qui finirait
là
aux coins de ton visage
donne moi
donne moi tous ces baisers
qui sauront me surprendre à temps
ce temps où je crie où je dors où je jouis
ce temps qui me fait monter des larmes
énormes et suspendues
suspendue à l’amour que tu me fais
l’amour dont tu me pares, l’amour que je prépare,
l’amour que tu me donnes, l’amour que j’imagine,
celui qu’on confectionne,
cet amour long et court et arythmé,
caressant cru qui claque et qui caresse
qui pénètre ne voit rien qui ouvre et qui invente
souris moi l’amour
l'amour que parfois même, on réussira
comme une œuvre d’art…
© Vallisnéria
* sourire la note, en musique, c’est chanter plus juste, remonter la voix d’un ton.
26 mars 2008
cette nuit
tu seras ma délicatesse dans un oreiller de plumes
j'attendrai sagement que la nuit soit tombée
que le bruit se taise autour, que l'heure épaisse nous enrobe
que le noir érotise le drap qui recouvre ton corps
j'attendrai
le sommeil te prend profondément,
une mer de cheveux sur ton visage
lorsque j'arrive tu ne sais plus rien, tu ne sens pas, tu es ailleurs, rêveuse et très lointaine
alors je te regarde
je soulève doucement le drap et te regarde
je regarde tes fesses, ton dos cambré, ta taille, tes jambes
je vois ton sexe fermé, tes plissements qui te protègent
tu dors, lentement
je me demande si je vais te prendre sans te réveiller, entrer en toi sans frapper
comme un malpropre un malotru un goujat
je suis tenté
mais je te baise de mes lèvres,
à peine un soupir de plume sur la peau rose de tes fesses
une caresse
tu frémis, et dors...
je me couche et j'attends...
je t'entends respirer j'attends
demain, le jour
pour te prendre longtemps
durement tendrement
au réveil
sans même que tu te retournes,
à quoi bon,
tes fesses m'émeuvent ainsi
il suffit que mon corps se pose
tu me diras je t'aime alors
tu feras le café du matin
et me reviendras
à moitié endormie,
un bisou plein d'odeur sur mon sexe reposé et mouillé
ta première biscotte des matins gagnés sur le soir qui m'obsède
Comme une délicatesse dans l’oreiller de plume
un mouvement minuscule un petit bruit de soie
un voyage immobile un petit bout de toi
une caresse crépuscule de ton doigt de tes doigts
qui vont et qui viennent, qui ne s’arrêtent pas
qui osent osent, ose me sodomiser
viens viens regarde comme c’est tendre dedans
tendre, du velours, précieux fragile et chaud
viens, je resterai comme çà sur le ventre allongée
viens..tu verras comme je t’accueillerai
viens faire le délice de cet acte secret
viens te mettre là
dans mon île chaude
viens
là aussi ce sera ton refuge
je resterai là
entre tes doigts
les reins cambrés
viens
doucement violemment
viens aérien
toi qui sais
sans me blesser..
© Vallisneria
24 mars 2008
la main au panier (lui)
Aujourd’hui je vous propose une promenade sur le blog de Joueur de Flûte (ptit nouveau dans mes liens), c’est un poète tout en douceur et en finesse (comme son pseudo l’indique) (ouais bon j’avoue, elle était facile) (et je dis pas çà parce qu’il a écrit une belle réponse à mon post d’ici)
Je vous souhaite un beau voyage et je vous fais des bisous, parce que les bisous, c’est aussi bon à donner qu’à recevoir.
la main au panier, tout simplement
tes fesses sont des pommes rondes,
des pommelles, de douces orangettes
petits pains sucrés à la canelle
deux belles figues de pimprenelle,
tes fesses sont ouvertes, fendues
comme le deviennent éclairs et beignets
comme le sont pêches et abricots
comme brioche, dorées et mie fasolasido
tes fesses sont un goûter d'enfant
lèvres et bouche barbouillées
de chocolat fondant, de lait à la vanille
de tartines au miel, de sucre roux
tes fesses sont si belles
qu'entrouvrant la ligne droite et courbe
qui les sépare, je m'enivre de senteurs
comme marchant au milieu des fleurs
un soir de juillet, tilleul et verger
cerises et pommiers, promenant seul à seule,
ta jupette relevée, ma main en arrondi
je festoierai de la folle abondance du panier.










