10 mai 2008
confession nocturne
Je la sentais.
Elle, je la sentais, sur ta peau, derrière ton front, entre nous deux, tout le temps. Je la sentais.
Par moments, cela me faisait une brûlure lancinante à l’intérieur. Alors je fermais les yeux, je respirais doucement, et je partais en apesanteur, jusqu’à ce que la douleur s’arrête. Mais çà ne s’arrêtait pas. Les yeux fermés, c’était pire : je vous imaginais. Je la voyais te toucher, t’embrasser, et je voyais tes mains sur elle, cela me faisait un mal de chien, un putain de mal de chien ! Alors je me recroquevillais. Je me terrais dans l’image de toi, dans ta présence à elle qui était devenue ton autre vie. Je me mettais à courir, je courais jusqu’à perdre haleine, pour ne pas pleurer, pour ne pas hurler, mais je hurlais quand même, je hurlais longtemps, un cri transparent, inaudible, pris dans le fracas du vent.
Et puis un jour, je suis venue.
Je revois ta gêne lorsque tu as ouvert la porte. Elle, je l’ai aperçue immédiatement, silencieuse, tassée sur le canapé. Elle avait compris. Les femmes ont un sixième sens, pour çà. Tu t’étais mis à parler beaucoup, avec de grands gestes et de grands rires. Votre gêne était palpable. J’ai refermé la porte.
J’avais le choix : être furie, et te perdre, pire, te blesser
ou bien être consentante.
Mieux : efficace.
Je t’ai pris par la main, et je me suis approchée d’elle, nonchalamment, je t’ai invité à t’asseoir entre nous deux. Je la regardais. Je regardais sa peau dorée, et toi anéanti à côté d’elle. Elle avait un corps sublime, stupéfiant, un corps libre à portée de toi. La lumière du ciel arrivait du dehors en cataractes de transparence pure, dans des trombes de silence. Tu étais sur le qui-vive, tu ne savais pas si je jouais ni si j’allais mordre, j’aimais çà, çà me donnait un sentiment de puissance qui l’espace d’une seconde a effacé toutes les brûlures des jours précédents. Je me suis penchée vers toi, j’avais tellement envie de t’embrasser, tellement envie, mais j’attendais un geste de sa part, j’attendais je ne sais trop quoi. J‘ai glissé une main sur ta cuisse en l’invitant du regard à en faire autant, alors elle s’est mise à t’effleurer timidement. Les battements de mon cœur faisaient un bruit assourdissant dans ma tête, et lorsque sa main s’est posée sur toi j’ai eu très chaud, j’observais la reptation de ses doigts sur ton genou, sur ta cuisse, sur la fermeture de ton jean. J‘ai eu envie de la griffer, de la gifler à toutes volées, au lieu de çà je me suis approchée hypnotisée le désir aux yeux les narines dilatées par ton odeur troublante, tellement troublante que j’en étais troublée
et j’ai descendu ta fermeture éclair…
Dites moi si çà vous plait et si vous voulez que je vous raconte la suite..
Commentaires
à FdJ
oui, continue, s'il te plait
Julie et Jim
Je vois très bien où tu veux en venir...
évidemment que je veux savoir quand tu vas lui arracher les yeux!(rire)
Bise
Une femme qui aime "sent" l'existence de l'autre... à des petites différences d'attitude en amour, à un parfum, à...un je ne sais quoi qui annonce l'autre
J'attends la suite
J'ai été absente pour des problèmes techniques, je rattrape mon retard petit à petit
Amitiés
Oui! Que serait la suite ?
La question se pose.
Peut-être que la votre nous surprendra !
Elle pourrait-être différente de la notre.
Alors, oui. Ce serait bien de nous raconter.
à 3 ???
Bonjour,
c' est par hasard (enfin pas réellement par hasard) que je decouvre ton blog
Alors soit cela se termine par une partie de jeux à trois
soit tu lui écorches le visage a cette charmante demoiselle
soit...
>>>il y a tant de suites possibles
Pourquoi pas !
Moi j'donnerais volontiers un sucre d'orge pour savoir la suite. Voir même une boite entière de Smarties ... Ca existe plus ? Ben des MNMs alors !
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