30 avril 2008
ta langue de serpent
Je venais d’écarter les jambes, de déployer ma géographie intime, mon chardon s’était fait pivoine, une fleur veloutée, charnue, feuilletée, mais je ne voulais pas que tu viennes, pas tout de suite, pas si vite, je voulais que tu me caresses d’abord avec tes yeux, avec ton regard gourmand, avec tes doigts ensuite, autour de mes chevilles, lentement, qu’ils remontent sous les creux poplités de mes genoux, que tu t’attardes sur mes cuisses de chair tendre, que tu me grises de frissons, que tu atteignes mon ventre lisse, que tu t’y attardes, et dessous aussi, que tes mains se glissent, enrobent mes deux pamplemousses roses pendant que les mouvements de mon bassin achèveront de te bouleverser, je veux que tu te débattes, que tes mains soient complices de ton supplice, que tu navigues de gauche à droite sans encore t’échouer, je veux que tu me veuilles, désespérément, et qu’au moment où tu te blottis enfin entre mes cuisses béantes, tu rencontres sous tes lèvres mon petit animal odorant, serré, luisant, je veux que tu attendes, immobile, à le humer sans bouger, jusqu’à ce que je t’attrape, jusqu’à ce que je te supplie, je veux qu’alors tu me manges, que tu m’ouvres avec ta langue, je veux que tu vois par toi ma végétation se partager, mes rives douces et mouillées s‘ouvrir, je veux que tu te promènes que tu rentres que tu sortes le long du pli, lentement, méthodiquement, je veux que tu me disjoignes, avec toute ta bouche, avec tes dents, que tu te fasses gourmand gourmet glouton enfiévré exigent, je veux que tu remontes à l’intérieur mon Dieu ! Je veux que tu me rendes folle ! et que tu deviennes fou, et que tu n’en puisses plus que tes doigts me déplissent me déploient s’offrent à la béance de mes lèvres avides et que tu ailles même là où je ne te le demandais pas, je veux que tu m’habilles de ta salive tiède, de ta bouche moelleuse, ton adorable bouche, la musique de ta bouche, et je veux que ta bite mélomane se tende encore au moment où je hurlerai ton nom au ciel stupéfait ! © Vallisnéria
Commentaires
Alors là, je me fais volontiers naturaliste !
La petite abeille que je suis ne peut rester insensible aux caresses florales si bien évoquées... et le nectar, élixir de vie !
Ces baisers-là, nous les avons racontés toutes les 2 et nous aimons ça il me semble (les raconter et...) Sourire :)
Bon week-end à toi, bises
La fleur et le mélomane...
"ta bite mélomane"...mais où vas-tu chercher tout ça....
C'est un joli duo qui sent le printemps! avec les petits boutons et la sève dans les tiges dressées!
Je vous souhaite à tous deux un très doux et très joli mois de mai
Vous avez Mesdames des tendances de dominantes parfois........."pas si vite" , "que tu te débattes"
" que tu attendes, immobile, sans bouger"
"je veux qu’"
"je veux que "
(le) pouvoir!
@ don : Vouloir c'est pouvoir!
ce n'est pas faux, le vouloir est déjà un pouvoir ................
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