11 mai 2008
viaggare in treno
10 mai 2008
confession nocturne
Je la sentais.
Elle, je la sentais, sur ta peau, derrière ton front, entre nous deux, tout le temps. Je la sentais.
Par moments, cela me faisait une brûlure lancinante à l’intérieur. Alors je fermais les yeux, je respirais doucement, et je partais en apesanteur, jusqu’à ce que la douleur s’arrête. Mais çà ne s’arrêtait pas. Les yeux fermés, c’était pire : je vous imaginais. Je la voyais te toucher, t’embrasser, et je voyais tes mains sur elle, cela me faisait un mal de chien, un putain de mal de chien ! Alors je me recroquevillais. Je me terrais dans l’image de toi, dans ta présence à elle qui était devenue ton autre vie. Je me mettais à courir, je courais jusqu’à perdre haleine, pour ne pas pleurer, pour ne pas hurler, mais je hurlais quand même, je hurlais longtemps, un cri transparent, inaudible, pris dans le fracas du vent.
Et puis un jour, je suis venue.
Je revois ta gêne lorsque tu as ouvert la porte. Elle, je l’ai aperçue immédiatement, silencieuse, tassée sur le canapé. Elle avait compris. Les femmes ont un sixième sens, pour çà. Tu t’étais mis à parler beaucoup, avec de grands gestes et de grands rires. Votre gêne était palpable. J’ai refermé la porte.
J’avais le choix : être furie, et te perdre, pire, te blesser
ou bien être consentante.
Mieux : efficace.
Je t’ai pris par la main, et je me suis approchée d’elle, nonchalamment, je t’ai invité à t’asseoir entre nous deux. Je la regardais. Je regardais sa peau dorée, et toi anéanti à côté d’elle. Elle avait un corps sublime, stupéfiant, un corps libre à portée de toi. La lumière du ciel arrivait du dehors en cataractes de transparence pure, dans des trombes de silence. Tu étais sur le qui-vive, tu ne savais pas si je jouais ni si j’allais mordre, j’aimais çà, çà me donnait un sentiment de puissance qui l’espace d’une seconde a effacé toutes les brûlures des jours précédents. Je me suis penchée vers toi, j’avais tellement envie de t’embrasser, tellement envie, mais j’attendais un geste de sa part, j’attendais je ne sais trop quoi. J‘ai glissé une main sur ta cuisse en l’invitant du regard à en faire autant, alors elle s’est mise à t’effleurer timidement. Les battements de mon cœur faisaient un bruit assourdissant dans ma tête, et lorsque sa main s’est posée sur toi j’ai eu très chaud, j’observais la reptation de ses doigts sur ton genou, sur ta cuisse, sur la fermeture de ton jean. J‘ai eu envie de la griffer, de la gifler à toutes volées, au lieu de çà je me suis approchée hypnotisée le désir aux yeux les narines dilatées par ton odeur troublante, tellement troublante que j’en étais troublée
et j’ai descendu ta fermeture éclair…
Dites moi si çà vous plait et si vous voulez que je vous raconte la suite..
09 mai 2008
TUTTI SENSI
L’autre fois, je discutais avec un ami qui m’affirmait ne jamais éprouver de jalousie. Il me disait que quand on aime vraiment on veut le bonheur de l’autre, même si c’est sans nous.
Alors là chui pas d’accord.
Que l’autre prenne son pied (sans nous) pendant qu‘on déguste j‘appelle pas çà de l‘amour. J‘appelle çà, heu.. Un truc pas équitable. Voilà. J’me suis même empressée de lui dire avec la modération dont je sais si bien faire preuve que l‘absence de jalousie, c‘est de l‘indifférence.
Je vous précise quand même qu’en disant jalousie je n’entends pas ce truc pathologique qui étouffe toute expression spontanée, fait de chaque geste un sujet de suspicion et de l’autre un objet, et qui au final rend l’histoire invivable (quand elle ne la détruit pas).
Je parle de la jalousie normale, légère, qui se traduit par des petits pincements que l’on peut éprouver dans certains situations et qui ne font que vérifier la préciosité du sentiment que l‘on éprouve pour l‘autre.
Moi, j'aime l'idée d'être exclusée et possédée. J'aime l'idée d'appartenir. Ces petites jalousies là démontrent, il me semble, la bonne santé du couple, pimentent et prolongent les désirs de séduction et de passion. C’est indissociable pour moi du sentiment d’aimer, même si au final, il est évident que cette émotion est contrôlée pour ne pas qu’elle devienne un poison. Il ne s’agit pas de confondre l’être aimé, qui n’appartient à personne, avec le sentiment qu’on éprouve pour lui.
De la jalousie, j’en viens tout naturellement à vous parler de l’infidélité.. L’infidélité ! Bon, c’est pas bien.
C’est pas bien et c’est compliqué.
C’est compliqué parce que je me demande si l’infidélité ne serait pas une mauvaise réponse à une bonne question.
Quand on pense fidélité, on pense preuve d’amour (donc on associe l’infidélité au fait de ne plus aimer)
Ben on pense à l’envers ! Le but, c’est pas d’être fidèle, c’est d’aimer. C’est l’amour qui compte, avec ses élans, ses désirs, ses failles, et du coup la fidélité est la conséquence logique de l’amour, pas la condition. Ceci dit c’est mon humble point de vue. C‘est aussi mon humble point de vie. En plus, c’est un engagement sur l’avenir. Enfin, quand je dis sur l’avenir, je suis gentille : c’est un engagement pour la vie ! (AAAAAARRGGG)
Prenons par exemple, un sujet au hasard : l’homme. A chaque éjaculation ce sont des millions de spermatozoïdes plus ou moins guillerets qui se lancent fièrement à l’assaut du monde. N’est-ce pas un clin d’œil de la nature ? Hein ? Est-ce que Madame a besoin d’autant de spermatozoïdes pour elle toute seule ? Et alors, tous ceux qui servent pas, hein ? Quel gâchis !
Oui, seulement voilà. On n’est pas chez les Na (ethnie chinoise particulièrement évoluée régie par la polyandrie. D’ailleurs dans ma prochaine vie je veux aller chez les Na. Na !) hélas on n’est pas chez les Na, disais-je, mais plutôt tenus à une certaine forme de fidélité.
Or, ce qui est contraignant avec la fidélité, c’est pas tant qu’il faut ÊTRE fidèle (on est tous fidèles à un moment ou à un autre, çà, c’est facile !) mais c’est qu’il faut le RESTER !!!! la fidélité n’EST jamais, mais est toujours EN DEVENIR, puisqu’elle peut à tout moment être "trahie" (un seul coup de canif dans le contrat, et oups, plus de fidélité qui tienne !)
Il faut bien regarder la réalité en face : la caractéristique majeure de la fidélité, c’est sa permanence, ce qui veut dire dire, au cas où on croise un beau blond (et/ou une belle blonde) ben... renoncer à sa liberté de changer d’avis puisque si on veut rester fidèle quoiqu‘il arrive, on se doit d‘être constant dans ses valeurs, autrement dit constant dans ce à quoi on s‘est engagé hier, aujourd‘hui et demain qui devrait être en principe exactement la même chose aujourd’hui qu‘hier et que demain.
Vous me suivez?
Seulement voilà.
Être fidèle c’est bien joli, mais comment être cohérent avec ce que l’on pense, au fur et à mesure où on le pense, comment accepter de changer de pensées (vu que les pensées changent au rythme des jours qui passent, des situations dans notre vie, etc.), comment, en un mot, être fidèle à soi puisqu’on subit des fluctuations tout le temps, et être fidèle à l’autre, c’est-à-dire rester toujours le même, sans évoluer, sans changer, et en faisant comme si les circonstances autour de soi ne changeaient pas non plus ??
Bon.
En résumé, mon être fluctuant plein des changements introduits dans ma vie par le temps doit-il rester fidèle à son partenaire et du coup devenir infidèle à moi ? enfin à lui ? c’est-à-dire moi ? (la réciproque est vraie aussi) (non seulement elle est vraie mais elle est plus agréable profitable vraie)
On pourrait donc dire que c’est en restant fidèle à tout prix qu’on devient infidèle.
Moralité : l’infidélité est la véritable fidélité.
07 mai 2008
primordial sujet
(LostXway) femme énigmatique et probablement fatale, je ne voudrais pas vous harceler mais j'ai deux questions sans réponse et une corde avec un nœud coulissant déjà installée au plafond au cas où elles seraient toujours sans réponse à midi pile !
1) Est-ce bien Vallisneria sur la photo qui conclue le billet sur la méditation marchée http://touteatoi.canalblog.com/archives/sage_comme_une_image__recits_de_mes_meditations_/index.html
2) Avez-vous vraiment cru que je vous attaquerais en justice devant la cour européenne des droits de l'homme si nos échanges restaient publiés sur votre blog ? (car vous les avez enlevés... à moins que ce ne soit un coup de mes lectrices japonaises ?)
(moi) cher bifsteak ambulant mais néanmoins déjà indispensable à ma bonne humeur,
laissez moi je vous prie le temps de vous jeter quelques explications (incohérentes certes, d'autant plus qu'elles vont être bâclées, vu que vous ne me laissez que quelques minutes pour y répondre) (mais il serait regrettable de passer à un acte qui risquerait de nuire gravement à l'état des tuyauteries qui parcourent innocemment le plafond de votre chambre sans se douter le moins du monde que vous envisagez d'attenter à leur bon fonctionnement)
alors oui donc, j'ai enlevé, certes, j'avoue
ainsi femme varie,
elle poste, elle déposte,
elle fait n'importe quoi,
et oui que voulez vous c'est pas pour rien qu'on nous appelle le sexe fou (pardon :faible)
PS au sujet de votre question, c'est quoi le problème ? (respirez, soufflez, çà va passer)
(LostXway) Souvent femme varie ! C'était donc vrai... Cela ne vous rend que plus dés.... désespérante ! Pour la fameuse photo, je la trouve affolante, tout simplement. Curieusement, elle me paraîtrait plus affolante encore si je savais que c'était vous. Mais comme je ne saurai pas, j'ai plus qu'à me calmer en allant m'acheter des oranges (voyez comme je vous livre peu à peu des éléments de ma vie intime).Je lis votre blog et j'y passe de très bons moments... mais je tiens à vous dire que JAMAIS, non JAMAIS "ma pine ne palpitera comme un renardeau affolé". Je préfère encore être un "bifsteak ambulant" (vous êtes quand même curieuse)... puisque vous vous obstinez à ne pas m'appeler "Aigle vaillant" (par pure méchanceté).
(moi) alors ces oranges,.............. juteuses ? connaissez vous ce jeu fort plaisant, qui consiste à découper une orange de manière à lui faire deux petits yeux et une bouche qui pointe vers le bas, ensuite vous vous munissez d'un verre et vous ballotez votre orange sur le bord en inventant une belle histoire (par exemple, "moi je n'ai jamais eu le mal de mer mais la plupart des gens l'ont, çà commence par un sourire blême .... " etc ...) (ou pour avoir un effet plus rapide vous pourriez lire Kant à votre public) pendant qu'adroitement vous faites osciller votre orange de ci delà, jusqu'à la presser sur le bord du verre d'un air écoeuré, ce qui fait que l'orange se met à vomir d'un air très authentique
c'est chouette comme jeu hein ? bonne nuit, Racrapoton Affolé !
PS pour notre échange, je vais peut être le (re) poster sur mon blog, finalement ...........
PS2 jme tâte ....
(LostXway) Bonsoir Vallisneria (votre pseudo sonne un peu comme un nom d'infection sexuellement transmissible)
A l'heure où vous lirez cette lettre, je serai loin.
Oui, je pars.
Non, ne vous effondrez pas, soyez courageuse.
Bien sûr, j'aurais aimé vous rencontrer, vous offrir un sex-toy, vous inviter à dîner (au Flunch hein, faut pas pousser non plus !), vous ramener chez moi pour vous foutre... une branlée mémorable au Scrabble mais la vie en a décidé autrement.
Je veux oublier cette image incandescente de vos fesses dans la rue.
Je veux oublier cet horrible nom de racrapoton dont vous m'affublez cruellement
Je veux rayer de ma mémoire ce jeu dément qui va m'empêcher de déguster mes oranges en toute sérénité... (bordel !)
Et puis là-bas, tout est neuf et tout est sauvage.
Non, ne me retenez pas, les Dieux ont d'autres plans pour moi...
Quand même, pour le Scrabble (classique ou déshabilleur), j'ai quelques regrets...
(moi) cher Racra (je peux vous appeler Racra, n'est ce pas?) (nous sommes entre nous)
je constate avec plaisir que votre voyage
où tout est neuf et sauvage
vous a ramené vite fait bien fait sur le rivage
(vous noterez, je l'espère
que je vous écris en vers)
PS Pourriez vous vous arranger pour m'écrire des trucs un peu plus sérieux ?
bien à vous
l' I S T
(LostXway) Mon IST préférée (et je vous assure que j'en ai un sacré paquet !)
Je suis au regret de vous annoncer :
1/ que vous êtes une vraie brêle en versification et que vous méritez un bonnet d'âne pour faire se succéder un vers de 13 pieds, puis un autre de 8, et un autre de 15 et un dernier de 15 encore...
2/ que je ne vous lâcherai pas de sitôt même si vous éludez cruellement mes allusions extrêmement sophistiquées [Scrabble déshabilleur] au fait que ne nous sommes pas des êtres purement conceptuels
3/ que la dernière bloggueuse qui m'a appelé Racra s'est faite rouler sur le pied par un camion slovaque qui roulait sans assurance et qui était malheureusement conduit par un boulanger-charcutier qui pour la dédommager l'à invitée en Slovaquie où il lui a remis l'équivalent de son poids en schtrunstradel, une pâtisserie de Bratislava gorgée de sucre et de miel.
4/ que vous avez très certainement eu dans vos bras un voire même plusieurs hommes qui simulaient. C'est un sujet peu ordinaire, mais je suis convaincu que c'est très fréquent pendant la fellation. La petite chose tant convoitée parfois est en réalité très fragile et du reste, au delà de sa fragilité, il est possible de la toucher de mille manières sans procurer le moindre plaisir... Et nombreuses sont les femmes qui croient bien s'y prendre et qui ne s'y prennent finalement pas aussi bien que ça... (sans être non plus catastrophiques). Toutes croient qu'il faut lécher ici comme cela, faire coulisser cela comme ceci, blablabla... mais c'est pas si simple car bien sûr, il n'y a pas de mode d'emploi standard. En ce qui me concerne, il y a mille manières de me sucer sans m'apporter grand plaisir et mille manières de me sucer en me chauffant à blanc. Cela fait mille chances sur deux milles de me voir simuler le plaisir ce qui peut être approximativement ramené à une chance sur deux. Oui les hommes, souvent très bien élevés... gémissent, râlent, disent le plus grand bien de ces caresses mais sont surtout attentifs au moindre mauvais gestes, attendent que ça passe ou pensent à cette reprise de Zidane dans la lucarne avec le réal de Madrid (ce qui peut les faire jouir !). Non les hommes n'osent pas relever le peu d'effet que la gentille dame leur procurent. Ils sont probablement un peu immatures sur ce plan là et puis pratiquement, la marge de manœuvre reste souvent faible, à moins de jeter un froid ou de donner un tour plus clinique à l'affaire qui commençait à se développer dans la passion. D'ailleurs, dans un couple, avec le temps, la manière de lécher l'autre change... et n'a plus rien à voir avec les premières caresses osso-bucco-génitales car justement, on accède enfin aux finesses, aux détails, aux particularités, au vice de l'autre... et la simulation peut alors laisser la place à un peu plus de fraîcheur. Bon... parfois, c'est divin dès la 1ère rencontre... Mille chances sur deux mille je vous dis !
J'espère que vous aimez recevoir des lettres de plus de 5 phrases.
J'ai la flemme de me relire et aussi de lier mes phrases entre elles mais pas de vous embrasser.
(moi) Accepteriez vous de continuer à vous étendre sur le sujet ? (Lostxway) Halala malheureuse !!! M'étendre sur le sujet ? Mais ça prendrait des heures, des pages et des pages... Et puis il faut bien que je ne vous cède pas tout pour vous punir de n'avoir pas voulu m'appeler "Aigle Vaillant". En outre, si ce sont bien vos fesses sur la fameuse photo, question qui me tient bêtement à coeur, je présume que votre homme ne doit pas s'ennuyer du tout !
Allez tiens, je vous embrasse comme un goujat... puisque vous en avez l'habitude !
(moi) monsieur Aigle Vaillant,
(vous noterez, je l'espère, dans quel état vous me mettez
pour que j'en arrive à cette extrêmité)
(UN SEUL MOT sur mes rimes et je vous étrangle !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!)
qu'est-ce que je disais ?
ah oui. Rien.
j'avais mm pas commencé. Au contraire de vous, je tire bien moins vite que LL ….
et cette station de métro là, vous la reconnaissez ??
04 mai 2008
une petite question
De tous mes élèves, tu étais le plus tranquille. Je te revois au sein de ma classe d’adolescents, le seul à rester dans ton coin sans faire de bruit, et moi, votre prof de français vive, passionnée, parfois passionnante.. Je te revois encore, avec tes boucles sombres, serrées, tes yeux clairs qui me parlaient souvent, et cette façon que tu avais de répondre aux questions par d’autres questions. Je crois même que quelques fois tu t’es révolté, tu croisais tes longs bras dans une moue provocante, tu me fusillais de ton regard bleu qui en devenait gris. Je te savais intelligent et sensible, et tu partageais avec moi un amour profond, une passion rare et authentique, de cette authenticité qui sourdait de toi comme un parfum ivre, tu aimais les livres, tu lisais encore et encore, je te voyais t’absorber à petites doses de cet assemblage de mots comme d’un labyrinthe à explorer méthodiquement, à pénétrer totalement... oui, nous partagions cette même passion, mais nous la pratiquions différemment. Là où j’étais capable de dévorer trois ouvrages, toi tu ne déchiffrais que trois pages. Tu les ressassais, les savourais, les pressurais. Tu en explorais chaque recoin. Tu les faisais rouler dans ta tête, comme tu l’aurais fait d’une baie sur ta langue pour t’enivrer de son jus et de sa chair. Nous partagions cet amour là. A la fin de l’année scolaire, il y avait eu une petite fête. Ta présence, plus sûrement que celles de mes collègues professeurs, avait peuplé ma soirée. Je t’ai invité à danser. Oh ! Je revois ton air désolé.. " je ne sais pas danser ". Je t’avais entraîné pourtant, tu étais gigantesque à côté de moi et me hissant sur la pointe des pieds je m’étais pendue à tes épaules, au bleu tendre de tes yeux, à la peau délicieuse de ton visage, à ton rire, aux balbutiements de ta voix grave.. Tu m’avais ramassée à pleins bras, comme une gerbe coupée. Si tu savais comme j’ai eu envie de toi ! tellement envie que tu te verrouilles à moi, l’espace d’une danse d’une heure d’une nuit être ta petite femelle, ta petite pute, tellement envie que tu viennes me célébrer, légère et impétueuse, et toi tout timide emberlificoté maladroit qui ne devinais rien , qui ne devinais pas mes frissons mon émoi d’avoir tes grandes mains ainsi posées sur moi, tu ne devinais pas mon désir de toi et que pendant que tu riais jeune maladroit je m’ouvrais je m’ouvrais je t’appelais si fort ! mais toi, dis moi, quelle était ta prière ? Recevoir toute la nuit du plaisir à mourir ? Je n’ai pas résisté, folle que j’étais .. je me suis débrouillée pour que tes pas me portent dans un coin sombre à l’abri des regards Je n’ai pas résisté folle que j’étais .. sur la pointe des pieds j’ai serré ton beau visage entre mes mains pour que ta bouche ne se trompe pas de route j’ai bu sur tes lèvres le suc de ta jeunesse caressé de ma langue l’intérieur de tes joues savouré ta salive à petites goulées et le cœur en morceaux je t’ai repoussé, docile et maladroit C’était il y a longtemps .. Dis moi, cher élève solitaire, es tu toujours aussi timide ?
01 mai 2008
Gemme incarnat

Tel Moïse,
ouvrant en deux les eaux de la mer Rouge.
Tel un caméléon,
envoyant sa langue sur l'insecte alléchant.
Tel le papillon,
allongeant sa trompe pour aspirer le nectar de la fleur.
Tel le Petit Prince,
apprivoisant de son regard le Renard.
Tel le soc de la charrue,
labourant la terre fertile.
Mes lèvres rencontrent toutes les tiennes,
des plus petites aux plus grandes.
Ma langue carminée abouche ton bourgeon garance,
gemme incarnat.
ThOMasDEOdate
30 avril 2008
ta langue de serpent
Je venais d’écarter les jambes, de déployer ma géographie intime, mon chardon s’était fait pivoine, une fleur veloutée, charnue, feuilletée, mais je ne voulais pas que tu viennes, pas tout de suite, pas si vite, je voulais que tu me caresses d’abord avec tes yeux, avec ton regard gourmand, avec tes doigts ensuite, autour de mes chevilles, lentement, qu’ils remontent sous les creux poplités de mes genoux, que tu t’attardes sur mes cuisses de chair tendre, que tu me grises de frissons, que tu atteignes mon ventre lisse, que tu t’y attardes, et dessous aussi, que tes mains se glissent, enrobent mes deux pamplemousses roses pendant que les mouvements de mon bassin achèveront de te bouleverser, je veux que tu te débattes, que tes mains soient complices de ton supplice, que tu navigues de gauche à droite sans encore t’échouer, je veux que tu me veuilles, désespérément, et qu’au moment où tu te blottis enfin entre mes cuisses béantes, tu rencontres sous tes lèvres mon petit animal odorant, serré, luisant, je veux que tu attendes, immobile, à le humer sans bouger, jusqu’à ce que je t’attrape, jusqu’à ce que je te supplie, je veux qu’alors tu me manges, que tu m’ouvres avec ta langue, je veux que tu vois par toi ma végétation se partager, mes rives douces et mouillées s‘ouvrir, je veux que tu te promènes que tu rentres que tu sortes le long du pli, lentement, méthodiquement, je veux que tu me disjoignes, avec toute ta bouche, avec tes dents, que tu te fasses gourmand gourmet glouton enfiévré exigent, je veux que tu remontes à l’intérieur mon Dieu ! Je veux que tu me rendes folle ! et que tu deviennes fou, et que tu n’en puisses plus que tes doigts me déplissent me déploient s’offrent à la béance de mes lèvres avides et que tu ailles même là où je ne te le demandais pas, je veux que tu m’habilles de ta salive tiède, de ta bouche moelleuse, ton adorable bouche, la musique de ta bouche, et je veux que ta bite mélomane se tende encore au moment où je hurlerai ton nom au ciel stupéfait ! © Vallisnéria
29 avril 2008
mâtin !
A mon réveil, tout à jeun,
creux au ventre, je mangerai
ton petit cul tout rond
je le prendrai, l'avalerai,
en bouche, deux brioches,
je te goûterai
je pourlécherai dessus
ce joli sucre à gros grains
craquant, fondant, fin plaisir
de ma langue je tartinerai la mie à l'odeur d'oeuf,
de fleur, d'oranger, d'interstice,
je te miellerai, précieux butin,
abeille ouvrière
je t'ouvrirai, t'écarterai, doucement, fermement,
te fourrerai, de crème,
de chocolat et de beurre tendre
je te pétrirai, longtemps,
te roulerai entre mes doigts, mes mains
Il faudra que cet appareil atteigne
le point précis de l'émulsion, du non-retour,
l'intime entremêlement de tes chairs, ta peau,
ton odeur simple, et toutes mes douceurs.
Je te laperai, te haperai, t'avalerai
plus une miette...
aucune particule de tes fesses ne réchappera
jamais
de ma bouche,
ne sortira de mon estomac...
tu seras bue, mâchée, déglutie,
tes molécules, ton sexe, tout en moi,
digérés
ta moelleuse vapeur fera mon sang nouveau,
coulera dans mes veines,
renouvellera mes liquides, mes humeurs,
jusqu'à mes plus intimes
Et par dessus ce long émoi en bouche, ce souvenir puissant de toi,
une lente, savoureuse lapée
d'un café qui fume.
Je ne les aime pas !
elles sont trop rondes
trop grosses trop tout !
Je ne les aime pas
lorsque je me cambre les reins
et qu’elles débordent de ma culotte !
Regarde les, purée !
Deux hémisphères à elles toutes seules
mais toi
pourtant
qu’est-ce que tu fais... ?!
Tu les malaxes tu les pétris ?
Tu les écartes ?
tu les remplis !
Tu les empaumes ....tu les pourlèches......
et de ta flûte tu vagabondes
le long de cette fente béante!
Tu les ouvres comme un fruit juteux...
regarde !! mais regarde les !!
comme elles s’ouvrent ces salopes !
comme elles veulent que tu les tiennes...écartelées !
demain ..demain je serai différente, indifférente, froide, calme et posée, oui oui demain je serai tout çà je serai morte mais là tu vois, là je suis pleine, pleine de désir de hâte j’ai chaud j’ai froid, je ne sais plus ce que j’ai à force de ne pas t’avoir !! elles et moi tout ce qu’on veut tout ce qu'on veut c’est être un animal un rire un cri une envie l’envie de toi !!!! On veut que tu nous baises baises
baises-moi !!!!!
28 avril 2008
sourde
Tes mains tu les plaques sur mes oreilles pendant que dans ma bouche tu engouffres le bel aviron qui t’est venu. Je sens sur ma langue ta peau qui se lisse au fur et à mesure que tu m‘emplis la gorge. Je me délecte de ce gigantesque Carambar doux et sucré, j’ai peur déjà que ma bouche ne soit pas assez grande, lorsque tu me dis ....
- ......
Allons bon. Avec tes grandes paumes chaudes sur mes oreilles, j’entends rien ! Je m’extirpe à grand peine de ma délicieuse sucerie, me dégageant en même temps de la chaleur de tes mains.
- kess tu dis ?
- je disais que moi aussi je veux te sucer.
- ah ?
- ben oui. Ya pas de raison que yait que moi qui prenne mon pied.
- mais t’es pas le seul à prendre ton pied ! Bon, écoute, là chui occupée. On reprend cette intéressante conversation après, d’accord ?
C’est vrai, quoi, tout de même. Purée, je n’aime pas être interrompue, après je ne sais plus où j’en suis ! pfff.. ah oui.. ton odeur.. fermer les yeux pour mieux te respirer ....misère…. et mes doigts qui perdent la tête à caresser ton petit bedon et à s’éparpiller sur le lit frisé de tes poils noirs ! regarde !! regarde comme je suis mouillée ! c’est toi qui me mouilles !! Et tu oses prétendre que tu es le seul à prendre ton pied ? Allez viens que je te gobe, c’est géant tu sais d’avoir en bouche un truc pareil, hmmmmm j’en ai la chair de poule !!
Suce !! suce, ma langue, suce, petit animal affamé ! Gorge toi de cette anastylose sublime !
et pendant que je te déguste comme une friandise
que ma langue se déploie le long de ta mentule,
l’enrobe de son sirop
moi
agenouillée comme çà devant ton bâton
dans un cri d’une douceur obscure
je me mets à jouir sans pouvoir m’arrêter.. enfin, sans pouvoir m'arrêter, c'est une façon de parler..... au fait, tu me proposais quoi, tout à l'heure ??
24 avril 2008
petit..
Petit, le monde est désespérément grand,
Grand, le monde est désespérément minuscule.
© Yoyostereo™











